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40 000 manifestants à Rome pour l’eau, bien public
ROME – Ils ont marché pour défendre l’eau, "un bien commun qui ne doit pas être privatisé ". Quarante mille personnes, femmes et hommes appartenant à des comités territoriaux e à des associations, des forces culturelles et religieuses, syndicales et politiques pour appuyer une loi d’initiative populaire (400 000 signatures ont déjà été recueillies) pour la protection, l’administration et la gestion publique de l’eau.
Parmi les nombreuses manifestations, les plus variées, que Rome est habituée à accueillir, celle d’aujourd’hui au nom du droit à l’eau qui « n’est pas une marchandise » a été certainement la plus insolite. C’est celle qui pour l’heure récolte un succès presque immédiat et presque tangible. Le ministre de la Solidarité sociale Paolo Ferrero promet de fait que « la republicisation de l’eau sera l’un des points de la vérification du gouvernement en janvier ».
A lire sur tlaxcala.es
Déjà reconnu cancérogène pour le poumon après une longue exposition des voie respiratoire, le chrome hexavalent pourrait également toucher l’estomac via l’eau potable. C’est la conclusion d’un article publié par une équipe américaine.
L’article paru dans le numéro de janvier de la revue Epidemiology (1) a une longue histoire: en 1987, un médecin chinois a publié une étude montrant un risque de cancer plus important que la moyenne chez les riverains d’un site industriel de la province Liaoning qui rejetait d’importantes quantités de chrome hexavalent dans les cours d’eau. Mais en 1997, ce même docteur Zhang, alors à la retraite, publiait de nouveaux travaux concluant à une absence de risque de cancer lié à l’exposition au métal, le niveau élevé de cancer dans la région s’expliquant selon lui par d’autres facteurs. Cette étude était en partie financée par une entreprise de consultants liée à l’industrie du chrome, selon le Wall street journal.
L’épidémiologiste californien, James J. Beaumont, a alors été chargé d’analyser le deuxième article. La Californie est particulièrement intéressé par ce risque, puisque 38% de ses sources municipales d’eau potable ont un taux détectable de chrome hexavalent. Le scientifique a jugé la conclusion du médecin chinois abusive.
C’est ce même auteur qui vient de publier un nouvel article reprenant les données de son collègue chinois, mort depuis. Il conclut à un risque plus élevé de cancer de l’estomac et du poumon chez les personnes exposées que pour les personnes non exposées, et que pour l’ensemble des habitants de la province.
A lire sur JDLE
Un rapport américain publié le 13 décembre par l’Association of metropolitan water agencies (AMWA), qui réunit les principaux fournisseurs publics d’eau potable aux Etats-Unis alimentant plus de 127 millions habitants, estime qu’il faut s’attendre à de graves conséquences du réchauffement climatique sur l’eau dans les décennies à venir.
En effet, une hausse des températures devrait renforcer le niveau des précipitations et donc des innondations, ce qui entraînerait une dégradation de la qualité de l’eau. Or l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine a indiqué que la plupart des usines de traitement des eaux usées et des programmes de contrôle des trop-pleins d’eau aux Etats-Unis ne prennent pas en compte les changements potentiels d’écoulement des eaux liés au changement climatique. Plusieurs installations ont toutefois commencé à engager des mesures d’adaptation au changement climatique, à travers des analyses de vulnérabilité et une planification sur le long terme.
Selon l’International environment daily, la directrice de l’AMWA Diane VanDe Hei a déclaré que des recherches étaient nécessaires pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur les ressources d’eau douce existantes et pour aider à évaluer le coût de ressources en eau alternatives (à travers la réutilisation des eaux usées ou le dessalement par exemple).
Source : JDLE














