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EAU !
Tu n'es pas nécéssaire à la vie , Tu es la Vie !!
Tu es la plus grande richesse qui soit au monde ,
et Tu es aussi la plus délicate
Toi si pure au ventre de la Terre ......


Antoine De Saint-Exupéry
"Terre des hommes"



Qu'est donc une eau vivante ?
Une eau dans laquelle le cosmos peut être présent ,
d'où rayonnent des forces de Vie
qui sont aussi orientées
vers le corps , l'âme et l'esprit de l'homme .

Théodor Schwenk 1967



La photo du coucher de soleil à tous les joursLe coucher de soleil à tous les jours

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BIENVENUE


Ami visiteur , sois le bienvenu sur ce blog entièrement dédié à ......

  L'eau dans tous ses états 

et , sans doute .....
 
  le premier blog technico-scientifique consacré à l'eau de pluie !   


  Si vous visitez ce blog pour la première fois .....
je vous suggère d'en lire l'introduction  en cliquant ici :




Pour toutes infos complémentaires , veuillez cliquer ici ...




Avertissement
Tout article émanant d'un autre site ne sera pas reproduit en intégralité , par respect du "droit d'auteur" , un lien de renvoi est donc ajouté pour en lire la suite sur le site auteur .... !!
Merci de votre compréhension.
Toute reproduction totale ou partielle de texte ou photo/image présents sur ce blog est strictement interdite sans mon autorisation .. !

Malgré cet avertissement , j'ai constaté à plusieurs reprises des "vols" de photos (personnelles) de ce blog, et j'ai maintenant la preuve que certains "indélicats" en font un usage commercial ...
Je ne peux plus accepter cela, et j'ai donc décidé de retirer toutes mes photos perso de ce blog ..
Ces photos sont maintenant en cours de protection, et désormais "estampillées", avant d'être réintégrées sur le nouveau site ...
Je vous demande donc un peu de patience et vous prie de m'excuser pour ce désagrément ...
"Pierre L'écoleau"


                       Ce blog sera en évolution permanente ....
   je vous recommande donc votre inscription à la newsletter ...

                                                                                          " L'écoleau" , un particulier passionné



FrequenceTerre, la radio nature, infos environnement.


ATTENTION :  NOUVEAU SITE EC'EAU-LOGIS :  >  à voir par ici ..



Mercredi 27 décembre 2006
¤

Etape 6 :  mise en oeuvre



Maintenant que nous avons fait le tour des étapes préparatoires , nous pouvons passer à la mise en oeuvre de l'installation ...

Pour les auto-constructeurs qui commandent leur matériel eux-même , je voudrais leur conseiller , avant de passer commande , de bien prévoir tous les détails concernant la livraison , le déchargement , l'accèssibilité , l'acheminement sur site (si il y a lieu) et la mise en place de(s) la citerne ....
Les caractéristiques de la citerne sont très importantes dans cette préparation , puisque la largeur et surtout le poids vont
déterminer le type d'engin à prévoir , en fonction aussi de la configuration des lieux et de leur accessibilité ....
C'est pour cela qu'il est parfois préférable et moins coûteux d'installer 2 cuves de 5.000 l. plutôt qu'1 de 10.000 l. ....

Petite démonstration de cas avec accessibilité "moyenne" et difficile , où ni un camion-semi , ni une grosse grue de levage ne peuvent passer ....

Le 1er site de pose est reculé de la voirie d'une centaine de mètres , et l'accès se fait par un chemin empierré privé , avec manoeuvre en fin de chemin pour contourner la maison ....
La seule possibilité pour amener les citernes sur site était de décharger à rue et de les acheminer  une à une à l'aide d'une pelle sur roues , ou plus facile , à l'aide d'un Maniscopic ...
Le poids de ces citernes étant de 3.100 Kg , c'était  jouable , mais proche du maximum possible , tant pour le déchargement que pour l'acheminement ....
Pour le second site , c'est encore pire .... , l'entrée de la propriété se fait en angle droit , en pente et bordée de haie et pilastres de béton ... , et le passage latéral pour accéder à l'arrière de la maison est étroit , en pente et en tournant ... donc la livraison sur site par  gros camion  ou pour une citerne grand volume n'aurait pas été possible , donc le choix de 2 citernes était là aussi le  bon compromis ....
Pour un  3è site installé par mes soins également , l'accessibilité  était bonne , mais là  une grue de levage n'aurait pas eu la place de stabilisation qui lui est nécessaire ... , donc c'est aussi une pelle (à chenille) qui a réalisé tout le travail , avec les mêmes citernes ....

Je présente ici quelques photos ( personelles !! , merci de ne pas reproduire !! ..) des étapes successives de mise en oeuvre du chantier ....
Vous pouvez visualiser toutes les photos dans les rubriques du module "albums photos" , sur la gauche du blog ....

Attention :
toutes mes photos personnelles sont désormais retirées de ce blog ... , veuillez m'en excuser ...

> voir remarque sur l'accueil du blog ..

Le déchargement ...
la photo montre bien ici la faible marge de hauteur que nous avions .. !


 
Photo


L'acheminement sur site ...


Photo



Une fois la fosse creusée , un lit de sable grossier vient tapisser le fond , et doit être compacté bien à plat et de niveau pour assurer la bonne assise de la citerne .
Attention que ce lit de sable doit avoir une épaisseur de 5 à 10 cm tout au plus , et doit être posé sur le sol dur et non sur du remblai , il est donc important de bien définir tous les niveaux à l'avance et de contrôler avec le pelliste le respect de ces niveaux en creusant la fosse !!...



Photo


Photo


La pose de la 1e citerne ....
Vous pouvez remarquer sur cette photo que l'emplacement précis de la citerne est tracé au (grand) compas sur le sable ...



Photo


La vérification des niveaux pour chaque citerne ...



Photo
 

Pour bonne preuve que la pose doit se faire sur sol dur , voici ce qui nous est arrivé sur le W-E qui entrecoupait l'installation  ...
La 3è citerne était en fait une plus petite cuve (1500 l. ) rectangulaire , et nous avions pourtant pris bien soin de creuser la première partie de la fosse au plus juste , pour laisser la partie plus haute pour le petite cuve en "sol dur" ... en voici la preuve en photo :


Photo


Cette cuve fut posée le vendredi après-midi par beau temps , et a été légèrement remblayée au sable pour stabiliser la base ...
Seulement voilà .. , il a plut abondamment durant le W-E ......... et voilà le résultat :


Photo


Le lundi matin ... surprise .. la petite cuve si légère soit-elle s'était enfoncée de 9 cm (!!) du côté creusé ... . L'angle du "sol dur" a du se laisser aller avec le sable par la pluie abondante , et la cuve a suivi le mouvement ...
Je pense que ceci est une belle démonstration du "je n'aurais pas cru" ... mais c'est arrivé quand même !
Heureusement qu'elle n'était encore presque pas remblayée , ce fut simple pour la sortir et la reposer au mieux ..


Par contre , on peut aussi montrer le résultat d'un bon nivellage du lit de sable .....


Photo


... les 2 citernes ayant été posées au 1er coup .... on peut considérer cela comme du beau travail je pense ..... !  ( heum heum .. )


Préparation de la 3è tranche qui vient d'être creusée ...



Photo


2è chantier , avec la pelle sur roues , moins puissante et plus courte , il fallait aussi creuser et poser par étape ...



Photo



et sur le 3è chantier , la pelle à chenilles permet d'en poser 3 en une seule étape ...



Photo



Une fois les citernes bien posées , il est bon , si le sol le permet (!!) , si il est perméable , de remblayer une bonne moitié au sable grossier (de rivière) tout en l'arrosant abondamment, car il n'y a pas mieux que le sable + l'eau pour bien le compacter et bien stabiliser la base des citernes .. !!
Si le sol est "étanche" , surtout abstenez-vous , car là ce serait le meilleur moyen de créer "l'effet baignoire" !! ... , et de faire remonter les citernes par flottaison !! , et dans ce cas aussi , soit il faut lester les citernes , soit il faut les remplir d'eau à moitié au plus vite , soit assurer un bon drainage de la fosse si la configuration du terrain le permet ....
Achever de remblayer avec la terre restante et damer au mieux ..
La terre va se compacter surtout par la pluie , mais ça prend du temps , et on est parfois bien surpris de constater à quel point ça s'enfonce et sur quelle durée ...
Donc , si vous pouvez vous le permettre , laissez "reposer" un peu votre implantation avant d'effectuer les raccordements et tuyauteries ...

Ne pas oublier non plus la pose du préfiltre enterré si c'est ce type que vous choisissez ..

Prévoir le scellement (au mortier) des rehausses des "trou d'homme" , ou "trappe de visite" , en considérant une couverture de terre d'un minimum de 30 cm pour un maximum de 70 cm en épaisseur , en ajustant le niveau de la terre juste en dessous du haut de la rehausse pour éviter l'infiltration d'eau de ruissellement ....

Je n'aborderai pas ici le sujet des raccordements / tuyauteries , puisque très variables selon le type d'installation , les usages prévus , la configuration des lieux , etc .....

Nous voilà arrivés au bout de la mise en oeuvre , ainsi qu'à la fin de cette série "marche à suivre" , qui j'espère permettra un temps soit peu d'éclairer l'esprit de certains d'entre vous ....

Cette série ne représente en rien une "norme stricte ou officielle" , elle se veut être le partage d'une expérience vécue , mais aussi et avant tout , étudiée et conçue durant de longs mois de recherches théoriques , pratiques , scientifiques , matérielles ..... , le partage d'une conception personnelle qui très certainement ne conviendra pas à tout le monde .... , donc je suggère à chacun d'entre vous d'en tirer le meilleur selon vos considérations propres , ce que je respecte et comprends , et de vous demander d'également respecter ce travail si vraiment vous n'étiez pas du tout "en phase" avec le fond de celui-ci ....

Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'ici ...

Merci aussi de me laisser un commentaire sous l'un ou l'autre article si vous voulez me transmettre vos "impressions" ....
ou de m'envoyer un e-mail via le bouton "contact" de l'accueil pour toutes questions plus technique ...


Salutations

"L' écoleau"


Jeudi 7 décembre 2006
¤

Etape 5 :  la filtration




Nous voilà arrivés sur une étape des plus importante de cette suite .....

"L'eau de pluie n'est pas potable !"
"L'eau de pluie est chargée des pollunts de l'atmosphère ..."
"L'eau de pluie se charge de toutes les saletés et fientes d'oiseaux du toit ..."
"L'eau de pluie est acide ..."
..........
Toutes ces réflexions , je les entends ou lis fréquemment , et bien qu'elles soient vraies et fondées , il faut néanmoins les compléter pour éviter de rester sur ce genre de considération "problèmatique" , pour la bonne et simple raison que ces aspects décrivent une eau de pluie "brute" , alors que dans le concept de valorisation de l'eau de pluie ......
>>  on n'utilise jamais une eau de pluie à "l'état brut" , mais filtrée à des degrés divers et successifs , et adaptés selon les usages  ...... !!!

Nous pouvons rappeler ici que  , nous avons vu dans  "l'étape 2" toute l'importance d'une bonne préfiltration ,  qui annule la justification de la 3è réflexion citée plus haut , et dans "l'étape 3" la préférence du matériau béton pour neutraliser l'acidité de l'eau de pluie et du stockage cylindrique pour éviter le développement bactérien  .....

Une fois ces caractéristiques respectées , on peut alors compter sur une certaine "propreté" de l'eau stockée , dans le sens incolore , inodore et sans grosses particules , ainsi qu'une très bonne qualité physico-chimique .....
Ceci ne signifie pas pour autant qu'elle soit "saine" ! ..

L'objectif d'une bonne filtration est d'une part d'éviter tout "traitement" (chimique) de l'eau , et d'autre part d'établir des étapes de "seuils de filtration" , ou de "finesse de filtration" progressives et adaptées aux différents usages .

En considérent une bonne préfiltration et de bonnes conditions de pompage , il n'est pas nécessaire de poser une filtration avant la pompe , si cette dernière est de qualité et récente ..  . Si vous disposez d'un modèle ancien ou petit , vous pouvez éventuellement la précéder d'un filtre à sédiments à cartouche de +/- 50 µ (*) ... (lavable si possible) , sinon ce même filtre accompagnera et devancera le 10 µ concerné ci-après ...
( * >  "µ" = micron ou micromètre , unité de grandeur valant 1/1000 de millimètre )




La première étape de filtration , ou "filtration primaire" , est généralement posée entre la pompe et la nourrice de distribution , juste avant cette dernière  théoriquement ....
Cette filtration "primaire"  est à considérer à un seuil de +/- 10 µ , ce qui permet les usages de nettoyage , de lessive , de vaisselle et de WC (si vous en avez encore....) .
De nombreux filtres à sédiments (tels que ci-après) se trouvent maintenant sur le marché , et si vous avez la possibilité , choisissez plutôt un modèle cartouche à tamis lavable ... , sinon , à "chaussettes" jettables comme l'excellent modèle illustré ci-après ...


Exemple de filtre cartouche à sédiments , avec tamis jettable de 5 ou 10 ou 25 ou 50 µ .....
(publicité gratuite pour exemple)

Vient ensuite la "filtration secondaire" , qui permet une qualité d'eau chaude sanitaire "confortable" pour usages corporels , par l'ajout d'un filtre cartouche à charbon actif , en amont du chauffe-eau ,  en prévention d'odeur due à l'eau chauffée et en rétention  de micro-polluants et matières organiques dissoutes ....
A ce stade , nous pouvons (selon le Pfr. J. Orszagh) considérer l'eau ainsi filtrée comme "eau de qualité inoffensive mais légalement non potable" .....

>> petite citation :
"qui n'a jamais pris de douche sous une eau de pluie ne connait pas le confort hydrique .."


























Exemple de filtre cartouche à charbon actif en granulés ... 
(publicité gratuite pour exemple)



 
Il est excessif d'exiger une qualité d'eau sanitaire correspondant  en tous points aux normes pour une "eau destinée à la consommation humaine" .... , puisque nous ne sommes pas censés nous abreuver sous la douche , et quand bien même nous absorbons quelques gorgées d'eau sanitaire "inoffensive" réputée non potable , il faut se rendre à l'évidence que , quotidiennement , nous absorbons de l'air , de l'eau et des aliments contenant bien plus de bactéries réputées pathogènes que dans quelques cl. de cette eau "sanitaire" ... !!
Il serait tout autant inadéquat d'exiger à tous ménages ayant chiens et chats à la maison de stériliser la vaisselle avant chaque repas , ou d'isoler la cuisine sous atmosphère étanche !!! ...
Le simple fait de prendre une douche quotidiennement sous une eau chlorée est plus préjudiciable à la santé que d'absorber quelques gorgées d'eau "inoffensive et non potable" ....
L'ajout éventuel d'un générateur UV pourra rassurer les plus sceptiques ...


Nous en arrivons ensuite au stade ultime , le plus intéressant qualitativement et le plus rentable financièrement ... : la potabilisation !

Remarque :

Avant d'ouvrir ce chapitre , je voudrais exposer ici un petit comparatif du coût moyen d'une année de consommation d'eau en bouteille , pour quelques eaux très "populaires" ...
Partant du fait que l'organisme a un besoin vital en eau d'un minimum d' 11/2 litre par jour , je considèrerai le prix au litre de chaque eau x 1.5 x 365 , pour obtenir un prix annuel minimum ... , et reste à multiplier ce montant par 3 (personnes) pour en arriver à un coût de revient moyen annuel et familial  ....

    eau de source :

Cristaline :                     0.11    x 1.5 x 365 x 3  =   180.5   € / an
Ogeu :                           0.22   
x 1.5 x 365 x 3  =   361      € / an

    eau minérale :

Evian :                           0.37  
x 1.5 x 365 x 3  =   607.5   € / an
Volvic :                          0.31   x 1.5 x 365 x 3  =   509      € / an
Contrex :                      0.35   x 1.5 x 365 x 3  =   574.5   € / an
Vittel :                          0.33  
x 1.5 x 365 x 3  =   542      € / an
Mont Roucous :            0.34   x 1.5 x 365 x 3  =    558.5   € / an

    eau pétillante :

Badoit :                        0.58  
x 1.5 x 365 x 3  =   952.5   € / an
Vichy :                          0.58   x 1.5 x 365 x 3  =   952.5   € / an
Quézac :                      0.47   x 1.5 x 365 x 3  =   772      € / an

Pour autre exemple de comparaison , imaginons une famille de 4 pers. avec les 2 enfants sportifs :
    0.35 x 2.5 x 365 x 4  =   1277.5 € / an

Ce comparatif assez parlant permet de mieux évaluer la "rentabilité" de la potabilisation de l'eau de pluie , selon le type de filtration choisi , par rapport à la consommation quotidienne d'eau en bouteille .... ( sans parler du bilan écologique négatif des eaux embouteillées ...)
Je ne parlerai pas ici de la consommation quotidienne d'eau "de ville" ou "du robinet" , qui est certes beaucoup plus économe , mais aussi la solution à éviter (sans filtration) dans une démarche qualitative ... !!
( Nous reviendrons sur ces aspects dans un prochain article spécifique à la qualité de l'eau de consommation quotidienne .... )
D'autre part , il est très surprenant de constater que l'eau de Mont Roucous qui est vendue le plus souvent en magasin bio ou diététique (et en supermarché aussi maintenant) , et qui est une des seules eaux en bouteille à correspondre aux critères de qualité de la Bio-Electronique et de "l'eau Bio-Compatible" , n'est pas plus chère que d'autres eaux minérales , qui pour certaines seraient retirées du marché si elles étaient soumises à la législation de l'eau potable ...!!
L'eau de Mont Roucous est peut-être la seule à vous indiquer les éléments suivant sur son étiquette :
    - silice = 6.90 mg/l
    - pH = 6         - rH2 = 26.3
    - degré hydrotimétrique = 0.25
    - Résistivité =  > 40.000 ohms/cm
avec une minéralisation totale de 19 mg/l
ces détails démontrent une eau parfaitement Bio-Compatible !
Pour mieux vous rendre compte des différents niveaux de filtration , je vous invite à bien observer le tableau ci-dessous , qui sera bien utile pour illustrer le chapitre qui suit .... :


Photo

Oeuvre originale :  Emmanuel Larche            reproduction interdite


Remarques importantes   la filtration de potabilisation ne s'installe pas en lieu et place des étapes précédentes , mais bien en supplément de celles-ci !! ...
Il est à noter que nous ne conseillons pas la potabilisation de l'eau de pluie si celle-ci n'est pas stockée dans une cuve/citerne en béton , de préférence cylindrique , et qu'en cas de nouvelle installation , la potabilisation ne doit pas être appliquée dans les 6 premiers mois après remplissage , pour laisser le temps de l'équilibrage du pH de l'eau ...
La décision de la potabilisation est l'acte ultime d'une réappropriation de la gestion individuelle et écologique de l'eau dans l'habitat , dans laquelle la qualité de l'eau est adaptée à chacun de ses usages , mais est avant tout
une démarche basée sur la responsabilisation personnelle , il va donc de soi de prendre toutes précautions en cas de doute , et d'accepter le fait de "l'auto-contrôle" , c'est à dire de faire analyser l'eau "sanitaire"  ainsi que l'eau potabilisée au moins 1 x par an ... , et obligatoirement avant la 1ère consommation !! ...


Le seuil de filtration minimum pour la potabilisation de l'eau de pluie est sans conteste
 la "microfiltration" ...

>  "Filtre céramique"  :
Très simple en fonctionnement et en installation , ce filtre se place sur ou (plus généralement) sous évier , et se connecte à un petit robinet "col de cygne" sur l'évier en supplément du robinet classique .
Cette filtration consiste à faire passer l'eau à travers une "bougie" céramique , de l'extérieur vers l'intérieur , et un noyau de charbon actif extrudé inséré à l'intérieur de la bougie .
La céramique , avec son seuil de filtration de 0.5 à 0.3 µ , est anti-bactérienne , et avec son complément de charbon actif permet l'élimination des goût et odeur , des polluants organiques et aussi (en option) des métaux lourds ....
Cette cartouche mixte est normalement couplée avec une cartouche de cellulose de 5 µ en amont .
L'entretien de cette filtration consiste en un simple nettoyage de surface de la bougie céramique tous les 3 mois environ (ou plus tôt si le débit diminue ) et au contrôle de la cartouche cellulose , en sachant que la céramique est prévue pour un volume filtré de +/- 8000 l.  ...et/ou pour 3 ans maxi .

Prix approximatif :   +/- 300 € ttc


Détail de la bougie céramique nue ...


Ce type de filtre est la base de la potabilisation et convient parfaitement à tous les usages alimentaires .....

Une eau de pluie correctement stockée et filtrée par ce procédé peut  correspondre aux "valeurs guides"  d'une eau  "biocompatible"


L'ultrafiltration :

Second choix et d'une catégorie supérieure , le module multi-cartouches d'ultrafiltration .
( je vous parlerai ici d'un modèle que je connais , car ce type de filtration est plutôt rare sur le marché "domestique" , il est plutôt utilisé en agro-alimentaire ou en industriel ...)

Ce module est composé de 4 cartouches ( + générateur UV en option ) et comme le modèle précédent , il s'installe sous évier et se connecte à un robinet secondaire.
Le principe de filtration s'opère comme suit :
    1 cartouche de préfiltration à 5 µ
    1 cartouche de dénitratation  (réduit efficacement le taux de nitrates , que l'on retrouve aussi maintenant dans l'eau de pluie !! )
    1 cartouche de charbon actif comprimé à haute pression  ( élimine les goûts et odeurs , les métaux lourds , les résidus chimiques , ...)
    1 cartouche d'ultrafiltration  ( filtre jusqu'à  0.03 µ , élimine  bactéries , germes et virus ! )
     un second modèle est complèté par un générateur UV  ....

























Exemple de module ultrafiltration
Détail du montage
( Publicité gratuite pour illustration )










Concernant l'entretien , les cartouches de ce module sont à changer tous les ans au maximum , et/ou après un volume filtré de 4.000 l. maxi . ( = 11 l. /jour )  Un jeu des 4 cartouches à un coût approximatif de 120 € ttc .
Prix approximatif (complet , modèle sans UV ) :   700 € ttc (*)

(*) =  Prix public "normal"  et correct , en sachant qu'il est possible de le trouver chez certains revendeurs à 3 X ce prix .... !!! ..   =>  NO COMMENT ! ..

Une eau de pluie correctement stockée et filtrée par ce procédé doit  correspondre aux "valeurs guides"  d'une eau  "biocompatible"


L'osmoseur

Qu'est-ce que l' osmose inverse ?

L'osmose inverse est un phénomène uniquement physique basé sur la pression osmotique. Le procédé consiste à faire passer l'eau sous pression à travers une membrane semi-perméable qui ne laisse passer que les molécules d'eau tout en retenant les autres éléments indésirables, qui eux, s'écoulent en rejet avec l'eau de rinçage de la membrane. Ce procédé peut-être comparé à l'épuration qu'effectuent nos reins.

C'est actuellement la seule manière d'épurer complètement l'eau sans produits chimiques et sans pollution supplémentaire.




Membrane d'osmose inverse : en TFC (Thin Film Composite: polysulfones-polyamides). Ne plus utiliser les membranes TAC (Tri Acétate de Cellulose). La membrane  ( dont la finesse de pores est considérée jusqu'à 1/10000 de micron !! ) devra avoir une capacité de retenue minimum de 96 % suivant le cas. Un premier contrôle du pouvoir de retenue de la membrane sera effectué après installation de l'osmoseur par un test différentiel comparatif de la résistivité.

De la composition des différents modules et filtres, de la qualité des matériaux utilisés pour la construction de l'osmoseur et de l'efficacité de la membrane semi-perméable dépend la qualité de l'eau osmosée obtenue après traitement.

La pression minimale à l'entrée de l'appareil doit être de 1 à 3,5 bars selon modèle .

Il existe 3 grands types d'osmoseur inversé :

Type

 
rinçage
 
pression nécessaire

osmoseur simple

 
+/- 5 à 8 litres rejetés  / litre produit
 
3.5 bars mini

osmoseur avec pompe perméat

 
+/- 2 à 3 litres rejetés / litre produit

 

2.5 bars mini

Osmoseur avec pompe booster électrique

 
+/- 2 à 3 litres rejetés / litre produit
 
0.5 bars mini

Ces caractéristiques sont à prendre en compte selon votre cas et à vérifier avec votre vendeur ...


 









Exemple d'osmoseur "sous évier"  (à gauche)  et  "sur table"  (à droite)


La grande différence entre les modèles "sous-évier" et "sur table" est évidemment le réservoir de stockage , fermé et inaccessible pour le premier , et généralement accessible donc lavable pour le second ! ....

Concernant le "biofilm" tant décrié qui se forme à l'intérieur d'un  réservoir fermé , je vous invite à lire attentivement un article très intéressant publié ici ..

Le système (tuyau) de rejet de l'eau à l'égout doit être impérativement non relié directement à l'évacuation et ne touchant pas cette dernière pour éviter toute "remontée" et contamination bactérienne de l'eau osmosée en cas de rupture brutale de la membrane.

Des assembleurs ou des revendeurs non compétents ou peu scrupuleux commercialisent des membranes ayant des capacités de retenue de 80-85% au même prix que des membranes ayant une capacité de retenue de 95-97%. Ce taux peut légèrement varier suivant les éléments à retenir. Pour être bonne pour la santé une eau osmosée doit-être la plus pure possible. Un système automatique ou semi-automatique est préférable au manuel pour des raisons de surveillance de la qualité de l'eau et d'astreinte de manipulation de l'appareil. Les appareils haut de gamme disposent en général d'un conductimètre de surveillance automatique incorporé. A défaut, il est nécessaire que le vendeur fournisse à l'acheteur un conductimètre manuel.

Le CIRDAV * a exploré la valeur des appareils, les critères de qualité de l'eau et des services d'un grand nombre d'assembleurs et de vendeurs d'osmoseurs sur le marché. Très peu répondent aux recommandations de qualité du CIRDAV. Nous en avons pourtant trouvé quelques uns qui, en plus de la qualité de l'eau osmosée garantie, pratiquent des prix compétitifs.
( * ) Un document sur la B.E.V. (Bioélectronique de Vincent) est disponible auprès du CIRDAV (Centre International de Recherche et de Documentation sur l'Aliment Vivant) 4, Rue des Vignes 67206 MITTELHAUSBERGEN


L'eau osmosée présente des qualités physico-chimiques qui la situent proche de l'eau du Mont-Roucous :  pH compris entre 6 et 7 (légèrement acide), faible minéralisation et résistivité élevée . C'est donc une eau très favorable a l'osmose cellulaire, cytoprotectrice et préventive des maladies dégénératives.

En réexaminant le tableau des seuils de filtration , on constate la performance de ce type d'appareil , le seul d'ailleurs à éliminer tous les virus et les micro polluants .. !


Une eau de pluie correctement stockée et filtrée par ce procédé  correspond évidemment aux "valeurs guides"  d'une eau  "biocompatible"

Cependant , la performance de filtration de l'osmose inverse n'est pas nécessaire pour filtrer l'eau de pluie .... sauf pour les "puristes" qui recherchent une eau de très grande qualité , la plus pure possible ....
Par contre , l'osmoseur s'avère être le procédé le plus approprié pour purifier l'eau "du robinet" , et le seul à même de la ramener dans ces valeurs de biocompatibilité ... !!   (nous y reviendrons dans un  article du prochain dossier "eau de consommation".... )

Concernant l'entretien de l'appareil , je ne peux préciser les aspects de durée ou de "consommables" tant les modèles présents
actuellement sur le marché peuvent être différents .....
Concernant le prix indicatif , il peut s'étaler sur une fourchette allant de 400 à 1000 € ttc selon les types et qualités ...

Voilà décrits brièvement les 3 principaux procédés de potabilisation de l'eau de pluie , en précisant qu'il existe d'autres types de filtre , mais plus appropriés ceux-là à la "purification" de l'eau de réseau , catégorie que nous décrirons dans un autre article ultérieurement ...


Remarque importante concernant tous les types de filtres avec robinet  :

Des cas de contamination bactérienne post-filtration sont connus , mais nous nous devons de mettre en garde l'utilisateur sur le fait que ces contaminations ne mettent pas en cause l'appareil lui-même mais bien souvent ses conditions d'utilisations !
Quelques règles élémentaires pour éviter ces contaminations et "remontées bactériennes" peuvent aisément être respectées ..... avec un minimum de discipline .. !!
A savoir ;
- nettoyer et désinfecter régulièrement le robinet de sortie du filtre
- ne pas remplir de bouteille en introduisant le bec du robinet dans le goulot de la bouteille , en contact direct , surtout si vous y buvez "au goulot"
- préférez l'usage d'une carafe plutôt qu'une bouteille
- ne pas boire directement
au robinet du filtre , en n'oubliant pas d'en "éduquer" les enfants

Ces quelques recommandations d'usage vous permettront de profiter pleinement des qualités de votre appareil et de l'eau qu'il  produit , tout en respectant bien évidemment les consignes d'entretien et de changement de cartouches ... !


A votre bonne santé !!




A suivre avec ... :   "Etape 6 :  la mise en oeuvre "


Vendredi 24 novembre 2006
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Etape 4  :  le pompage



Je me permettrais pour débuter ce chapitre , de vivement vous recommander le choix d'une pompe de qualité et bien adaptée à l'usage ici concerné ! ... Nous sommes souvent face à ce dilemme , de choisir entre l'option du  "2 ou 3 x pas cher et ça ira ce que ça ira ..." ou du "1 x plus cher mais fiable et durable" .... , mais l'expérience montre souvent que la 1ère solution n'est pas nécessairement économique , et que la 2è nous fait bien profiter de ses avantages et nous évite bien des déboires ... !!
Cependant , je ne me permettrai pas de vous conseiller telle marque ou tel modèle précis , car ce choix étant assez large , il doit , je pense , s'orienter selon vos appréciations  personelles ...

Vous avez 4 types de pompes possibles et adaptés aux différents usages de votre installation , reste à choisir selon vos préférences , votre budget et/ou les particularités de votre installation ....

  • la pompe de surface seule :

    de préférence horizontale, centrifuge multicellulaire ou à piston, autoamorçante, avec ou sans appareil de gestion automatique de pression et/ou sécurité manque d'eau.

Avantages : moins chère, modèle de base 

Inconvénients : se met en marche à chaque tirage d'eau, donc très sollicitée

=> usure + rapide ,  => + de bruit ,  => + de conso. Élect.





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  • la pompe immergée seule :

             attention de bien considérer une pompe immergée de cuve et non de forage ...

Avantages : est d'office en "hors-bruit" et "hors-gel" .. ! , et peut être  intéressante selon certaines disposition des lieux ...
meilleur rendement comparativement ...
évite l'achat et la connection du tuyau/crépine  d'aspiration ..

Inconvénients : plus chère , mais peut éviter d'autres frais (voir > avantages)




  • le groupe surpresseur :

    IDEM  que les 2 premiers + réservoir à vessie d'eau sous pression ( > jusqu'à 8-10 bars )

=> gros avantage de stocker sous pression un volume d'eau ( 50 > 1000 l. ), choisi en fonction du dimensionnement de l'installation, permet de soulager la pompe en évitant les démarrages répétitifs.

Attention , il faut savoir que la "vessie" est mise sous pression par de l'azote , (généralement à l'extérieur de la vessie et donc l'eau est stockée à l'intérieur)  mais ceci implique que la réserve utile d'eau dans la vessie correspond à seulement 1/4 à 1/3 du volume du réservoir lui-même !! ..

La vessie est une "poche" interchangeable , en butyle qualité alimentaire .

Pour le type "de surface" :   la pompe peut être montée directement sur le réservoir  , ou rester discociée  ...





















  • le groupe-module de gestion automatique :

    IDEM que pompe seule couplée avec un kit d'automatisation (pression et manque d'eau) + électrovanne 3 voies (permutation EDP < > eau de ville) + petit réservoir d'appoint (10 – 15 l.)

=> ce type d'appareillage est très pratique puisqu'automatisé et performant, mais beaucoup plus cher aussi évidement !!

attention de veiller à ce qu'il soit conforme à la norme EN 1717  , par rapport à la disconnexion !

Par contre , si votre installation est correctement dimensionnée , votre stockage devrait rarement être "à sec" , et pour le peu que l'on se donne la peine de contrôler de temps en temps son niveau , l'achat de ce type d'appareil "moderne" ne se justifie pas vraiment , dans le sens où il est facile d'installer une alimentation "de secours" en eau de ville vers la citerne de pompage , qui permet si besoin de combler le manque d'eau dans celle-ci ...

Cette possibilité permet d'elle-même la disconnexion entre réseau eau de ville <-> eau de pluie ...








Quel que soit le modèle , ne pas oublier le dispositif "sécurité manque d'eau" approprié !!  (voir avec votre vendeur..)

Dans le cas des pompes de surface , il est fortement conseillé d'aspirer l'eau par un tuyau souple équipé d'une crépine à anti-retour et d'un ballon flotteur , cette crépine "flottante" permet de pomper l'eau à +/- 10cm sous la surface de l'eau , sans aspirer les saletés surnageantes ou le dépôt de fond ....